Pourquoi faire un bilan psychologique ?
Un jour, la question peut se poser pour soi, pour son enfant, jeune ou adolescent...
Souvent, il y a un élément déclencheur à cette question, un élément provenant d'une source interne ou externe. Interne ? Des intuitions vous taraudent, un sentiment d'être différent, de ne pas entrer dans la norme, d'être en décalage... Externe ? Un livre, une discussion entre amis qui vous autorisent à des analogies que vous ne vous permettiez pas avant ; un enseignant qui vous alerte sur le comportement de votre enfant alors perçu comme "hyperactif", "insolent", "indiscipliné", "provocant" ou au contraire "isolé", "renfermé", "dans sa bulle" ; brillant ou avec des difficultés, ce qui peut ou pas faire écho à ce que vous vivez au quotidien...
Tous ces signaux, non exhaustifs car propre à chacun, peuvent s'exprimer par un besoin de mieux se comprendre, jusqu'à un mal-être profond, pour la personne elle-même ainsi que de son entourage, souvent impuissant à l'aider.
Faire un bilan ne revient pas à enfermer quelqu'un dans une case.
Faire un bilan revient au contraire à essayer de mieux comprendre le fonctionnement cognitif (raisonnement, mémoire, capacités attentionnelles...) pour un individu unique, dans son contexte de vie, à un moment déterminé. Il s'agit pour le psychologue de mettre en phase des données chiffrées qui témoignent de certaines aptitudes avec une personnalité, pour identifier les points forts et les points de faiblesse, personnels, les axes potentiels d'évolution et l'accompagnement si nécessaire.
Il se déroule en 3 étapes :
- une rencontre où se posent les questionnements, le parcours de vie, le contexte actuel...
- les passations de tests (une échelle de Weschler, adaptée à l'âge, un test projectif pour comprendre l'univers de la personne, des tests complémentaires si nécessaires) en 2 ou 3 séances
- la restitution où le psychologue explique au patient adulte ou à l'enfant et ses parents ses conclusions, puis en discute avec eux de manière libre et ouverte. Un compte-rendu écrit, confidentiel, est ensuite adressé, qui peut faire foi auprès des institutions ad-hoc ou juste devenir le témoin d'une démarche pour la personne qui l'a entreprise.
Pour des raisons d'objectivité et de déontologie, un patient qui serait suivi en thérapie avec un psychologue se verrait conseiller un confrère pour faire son bilan. En revanche, après un bilan qui est aussi une première rencontre, rien n'empêche un suivi avec le même thérapeute si cela s'avère nécessaire et souhaité.